Service volontaire Européen

Corps européen de solidarité : le volontariat qui a remplacé le SVE

Corps européen de solidarité : le volontariat qui a remplacé le SVE

Si vous cherchez le Service volontaire européen, vous ne le trouverez plus sous ce nom. Depuis la fin de 2018, le volontariat européen des jeunes passe par le Corps européen de solidarité (CES), financé par la Commission européenne. Le principe n’a pas changé : vous partez plusieurs semaines ou plusieurs mois dans une association d’un autre pays, et vous ne payez ni le voyage, ni le logement, ni la nourriture.

Du SVE au Corps européen de solidarité

Le SVE faisait partie du programme Erasmus+. Le Portail européen de la jeunesse l’écrit clairement : le nom a disparu et a été retiré d’Erasmus+. Le CES a pris le relais à la fin de 2018 comme principal programme de volontariat de l’Union européenne pour les jeunes, en reprenant l’héritage du SVE. En France, il a été lancé officiellement le 17 décembre 2018.

Un règlement européen adopté le 20 mai 2021 (règlement 2021/888) a reconduit le programme pour 2021-2027, avec un budget de 1,009 milliard d’euros. Les témoignages publiés ici avant le changement de nom, comme le SVE d’Estelle en Italie ou celui de Kévin en Moldavie, restent utiles pour se faire une idée de la vie sur place.

Les types de missions

Le CES regroupe plusieurs formats. Ils n’ont ni la même durée ni le même public.

Le volontariat individuel dure de 2 semaines à 12 mois, à temps plein (30 à 38 heures par semaine), dans une organisation d’accueil. Il se fait en général à l’étranger, mais il peut aussi avoir lieu dans votre propre pays.

Le volontariat en équipe dure de 2 semaines à 2 mois et réunit au moins 5 volontaires venus d’au moins deux pays. Ces équipes travaillent sur des domaines prioritaires fixés chaque année par l’Union européenne.

Les projets de solidarité fonctionnent autrement. Avec au moins 4 autres jeunes qui vivent dans le même pays que vous, vous montez un projet local de 2 à 12 mois, souvent à temps partiel. Le CES verse un forfait de 630 € par mois (montant 2025) pour le gérer et le réaliser.

Le volontariat d’aide humanitaire se déroule dans des pays hors de l’Union où il n’y a pas de conflit armé en cours, auprès de populations touchées par une crise ou une catastrophe.

Les missions portent sur l’environnement, la santé, la culture, le sport ou les liens entre générations. Depuis 2024, vous pouvez enchaîner plusieurs volontariats courts ou en équipe, tant que le total ne dépasse pas 12 mois.

Qui peut partir

Le programme s’adresse aux 18-30 ans. Pour le volontariat d’aide humanitaire, la limite monte à 35 ans. Vous pouvez vous inscrire dès 17 ans, mais vous devez avoir 18 ans au début de la mission et pas plus de 30 ans au moment de partir.

Il faut résider légalement dans un pays de l’Union européenne ou dans un pays associé : Islande, Liechtenstein, Turquie ou Macédoine du Nord. Aucun diplôme ni niveau de langue n’est demandé. Le volontariat n’a pas besoin d’être lié à vos études, et il ne remplace pas un stage.

Le volontariat humanitaire est plus sélectif. Avant de postuler, vous suivez la formation de l’EU Academy (auto-évaluation, cours et test en ligne), puis une formation en présentiel. Réussir cette formation ne garantit pas une mission, car il y a plus de candidats que de places.

Ce qui est pris en charge

Le volontariat n’est pas rémunéré, mais il ne vous coûte presque rien. Pour un volontariat individuel ou en équipe, le programme couvre :

  • le voyage aller-retour ;
  • le logement et la nourriture ;
  • l’argent de poche, dont le montant journalier dépend du pays d’accueil ;
  • une assurance complémentaire ;
  • un soutien linguistique et des formations ;
  • certains frais particuliers, comme un visa ou un accompagnement lié à un handicap.

L’organisation d’accueil vous accompagne avant et pendant la mission. À la fin, vous recevez en général le Youthpass, un certificat européen qui décrit ce que vous avez appris.

S’inscrire et trouver une organisation

Tout passe par le Portail européen de la jeunesse (youth.europa.eu).

  1. Créez un compte EU Login, l’identifiant commun aux services de la Commission européenne.
  2. Remplissez votre profil CES : centres d’intérêt, langues, disponibilités, types de missions qui vous intéressent.
  3. Consultez les offres publiées sur le portail et postulez directement auprès des organisations.

L’inscription ne garantit pas une place. Postulez à plusieurs offres plutôt que d’attendre qu’une organisation vous contacte. Chaque organisation doit avoir obtenu un label de qualité pour accueillir des volontaires. Une association d’envoi en France peut vous aider à préparer le départ.

Le rôle de l’Agence du Service Civique

En France, le CES est géré par l’Agence du Service Civique, un groupement d’intérêt public sous la tutelle du ministère chargé de la jeunesse. Elle gère aussi les volets Jeunesse et Sport d’Erasmus+ depuis 2016. Les organisations françaises lui demandent leur label de qualité. Elle répartit les financements entre les structures porteuses et contrôle les projets. Elle propose aussi des formations et un livret de préparation au départ.

Son site, corpseuropeensolidarite.fr, explique le programme pour les jeunes et les organismes. Pour monter un projet de solidarité en France, c’est à elle que vous déposez la demande, lors de l’appel annuel de février.

Service civique ou Corps européen de solidarité

Les deux sont gérés par la même agence en France, ce qui crée des confusions. Ce sont deux dispositifs différents.

Le service civique est français. Il s’adresse aux 16-25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap), pour 6 à 12 mois, au moins 24 heures par semaine. Il est indemnisé environ 620 € par mois en 2026, et c’est au volontaire de payer son logement et ses repas. La plupart des missions ont lieu en France.

Le CES est européen. Il commence à 18 ans et va jusqu’à 30 ans (35 pour l’humanitaire). Les missions peuvent durer 2 semaines seulement. Vous ne touchez pas d’indemnité mensuelle, mais le voyage, le logement, les repas et un argent de poche sont pris en charge. Si votre but est de vivre à l’étranger sans budget de départ, le CES est le plus adapté. Pour rester en France, le service civique correspond mieux.

Questions fréquentes

Le Service volontaire européen existe-t-il encore ?

Non. Le nom a disparu à la fin de 2018 et le volontariat du SVE a été intégré au Corps européen de solidarité. Les missions sont très proches. La page Service volontaire européen du site rassemble les anciens témoignages.

Faut-il parler la langue du pays ?

Non, aucun niveau n’est exigé à l’inscription. Le programme prévoit un soutien linguistique pendant la mission.

Peut-on faire plusieurs missions ?

Oui, dans une certaine limite. Depuis 2024, vous pouvez cumuler plusieurs volontariats courts ou en équipe jusqu’à 12 mois au total. Le volontariat humanitaire individuel ne se fait qu’une fois.

Combien de temps faut-il pour trouver une mission ?

Cela dépend du nombre d’offres dans le pays et le domaine choisis. Pour un départ à une date précise, commencez à postuler plusieurs mois à l’avance, car l’organisation d’accueil doit ensuite organiser votre voyage et votre logement.

Sources

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